Comment la note du DPE est déterminée à partir de 5 usages
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Publié le 24 Avril 2026

Comprendre le fonctionnement du DPE

Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, est un outil essentiel pour évaluer la consommation énergétique d’un bien immobilier. Lorsqu’un diagnostiqueur intervient, il analyse bien plus que la simple présence d’un système de chauffage. Un logiciel spécialisé va modéliser le comportement énergétique du logement sur une année complète, en prenant en compte cinq postes principaux. Ces cinq usages sont additionnés pour établir le calcul global de performance du bien.

Les cinq domaines pris en compte dans le DPE

  • Le chauffage : Il s’agit du poste le plus déterminant, en particulier dans les bâtis anciens où il peut représenter jusqu’à 80 % de la consommation totale. Le type d’équipement (chaudière, poêle, pompe à chaleur…) et son rendement, mais aussi la qualité de l’isolation (murs, toiture, fenêtres) influencent fortement ce critère. Ainsi, c’est sur cet aspect que les marges d’amélioration énergétique sont les plus importantes.
  • L’eau chaude sanitaire : Ce poste arrive juste après le chauffage en termes de poids. Il dépend principalement de l’énergie utilisée pour chauffer l’eau. Un chauffe-eau électrique traditionnel consommera plus qu’un modèle thermodynamique ou relié à une énergie renouvelable, ce qui peut avoir un impact important sur la note obtenue.
  • Le refroidissement : Le calcul prend en compte la présence d’installations telles que des pompes à chaleur réversibles. Même si le logement n’est pas doté de climatisation, certains paramètres comme l’orientation de la maison, l’isolation du toit ou la présence de protections solaires sont considérés afin d’évaluer le risque de surchauffe en été.
  • L’éclairage : Ce point est chiffré de manière forfaitaire, indépendamment du type d’ampoules installées, car ces équipements changent fréquemment au cours de la vie d’un logement. Il pèse donc relativement peu dans le calcul global, mais demeure pris en compte.
  • Les auxiliaires : Cette catégorie regroupe tous les équipements qui fonctionnent en continu, à l’exemple des ventilateurs de VMC, pompes de circulation ou régulateurs du chauffage. Souvent oubliés par les occupants, leur contribution peut toutefois s’avérer non négligeable, en particulier dans les logements équipés de systèmes anciens.

De la consommation à la note finale

Lorsque toutes ces consommations sont additionnées, deux indicateurs distincts sont générés par l’algorithme du DPE. Le premier, appelé étiquette énergie, exprime la dépense en énergie primaire par mètre carré et par an (exprimée en kWhep/m².an). Le second, l’étiquette climat, correspond à la quantité de CO₂ émise, comptabilisée en kgCO₂eq/m².an. C’est toujours la moins bonne des deux valeurs qui est retenue pour la note finale affichée.

Ce système a une conséquence concrète : par exemple, un logement chauffé au gaz peut présenter une consommation d’énergie raisonnable mais être pénalisé par un score défavorable côté émissions de gaz à effet de serre. À l’inverse, les logements tout électriques bénéficient désormais d’un avantage depuis la révision du coefficient de conversion de l’électricité passée à 1,9 début 2026, contre 2,3 auparavant. Cette évolution améliore leur classement énergétique sans exiger de nouvelle visite sur place.

Les implications pour les propriétaires et locataires

L’impact de ces modalités se ressent particulièrement pour les détenteurs de biens électriques. Depuis la mise à jour du coefficient, il leur est possible d’obtenir une attestation actualisée du DPE grâce à un service gratuit proposé par l’Ademe. Cette formalité peut leur permettre de voir leur bien franchir la limite entre une classe interdite à la location et une classe autorisée, sans engager de travaux ni effectuer un nouveau diagnostic.

À partir de janvier 2025, tout logement classé G ne pourra plus être proposé à la location, et la classe F suivra en 2028. Pour les ventes de maisons individuelles notées F, E ou G, un audit énergétique devient obligatoire en complément du DPE, détaillant un programme de travaux à mettre en œuvre progressivement.

Conclusion

Le DPE s’appuie sur cinq postes de consommation pour élaborer une évaluation fidèle de la performance énergétique d’un logement. Comprendre comment chaque usage pèse dans la note finale est essentiel pour anticiper les travaux d’amélioration, valoriser un bien, ou prévenir une mise en location ou une vente sous conditions.

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